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                                        ROBIAC                                                                                   ROCHESSADOULE                                                                                                                                                                    
          Robiac-Rochessadoule est un village à deux visages. La partie basse, Robiac , blottie contre la montagne de la Rédaresse, est situé au bord de la rivière la Cèze , alors que la partie haute, Rochessadoule, encaissé dans une vallée, construit en gradins, s’étire le long du ruisseau le Rieusset ,dominé par les montagnes. 

En remontant dans le temps, ces deux villages ont un passé différent .

    Robiac, plus ancien, trouve ses origines au temps de la conquête romaine . Surnommé «  la villa de Robiaca », c’est un domaine agricole d’un riche romain ou Gallo-Romain.     Au IX éme siècle, des moines bénédictins construisent l’abbaye de Saint Andéol .( le Presbytère)

Tout d’abord une chapelle fut érigée. Plus tard, Une église fut bâtie dessus. Elle fut rénovée vers 1870 . 

On peut y admirer un magnifique tableau classé « la délivrance de St Pierre » peint par Xavier Sigalon ( 1789-1835) ainsi que toute une série de vitraux et notamment celui représentant St Laurent subissant le martyr du grill à Rome .

     Rochessadoule ( Rocha : gros rocher – Sadoula : gorgé d’eau ) est une ancienne cité minière, née au XIX éme siècle, période du début de l’exploitation industrielle du charbon, qui se termina vers 1950-1960 par la fermeture des derniers puits .
L’exploitation de la mine avait ravagé le paysage, à présent la végétation a repris le dessus. Les pins, autrefois employés pour le boisage des galeries, couvrent les flancs de la montagne.C’est à Rochessadoule que la 
lampe des mineurs Marsaut  a été conçue.

Passé minier de Rochessadoule

La période de l'exploitation de la mine a débuté au XIXe siècle ce qui a changé notre village rural en zone industrielle.

En même temps que la modernisation , le chemin de fer , le télégraphe ont amené un nouveau mode de vie.

Il est très difficile d'imaginer à quel point Rochessadoule , aujourd'hui verdoyant , la mine avait tout ravagé à cette époque.

La forêt était coupée pour le bois des galeries . La fumée des usines stagnait dans la vallée du Rieusset.

Au début, avant l'exploitation du charbon , le village comptait très peu d'habitants répartis autour de St Laurent, le Créal, la Valette et les mas isolés.

La compagnie des mines construisit des logements sur les berges du Rieusset.

Après la première guerre mondiale de nombreux travailleurs sont venus de Pologne , de Tchécoslovaquie , de Hongrie. En gros la population ouvrière se trouvait à Rochessadoule.

Depuis le début de l'exploitation des mines vers 1820 , la population est passée de 1000 h à 2000 h , à la fin de la deuxième guerre mondiale le village comptait à peu près de 5000 h .

D'abord deux compagnies furent créées : celle de Robiac et celle de Meyrannes

Elles deviendront la Compagnie de Bessèges ( CHB) en 1821 jusqu'à la fin. Au début le développement fut lent. Après 2 éme guerre mondiale où elle fut nationalisée.

Les Houillères de Trèlys furent créées en 1822, transformées en Houillères de Rochebelle et de Trèlys en 1828 .

Au milieu du XIX éme siècle, la Cie des Forges et Fonderie d'Alais devient propriétaire de la Mine de Trèlys dont la direction fut transférée à St Florent.

Naissance d'une ligne de chemin de fer.

Entre 1840 et 1850, l'industrie se développe en France et demande beaucoup d'énergie. La seule énergie est le charbon.

Mais le problème était le transport vers Marseille qui se faisait au début en charrette via Pont St Esprit et puis en péniches sur le Rhône .

Un projet de canalisation de la Céze fut vite abandonné.

En 1857, La Compagne de chemin de fer Bessèges/ Alais fut créée.

La gare de Robiac fut construite en 1856. En 1858 , la voie ferrée fut prolongée vers la Valette.

Après une période de prospérité, ce fut le déclin.

En 1954, ce fut la fermeture du puits de Brissac à Rochessadoule et la fermeture totale des mines en 1960.

Contre coup de ces fermetures, la voie vers la Valette ferma en 1952.


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